Le gang de la pâte feuilletée

Le gang de la pâte feuilletée
Le gang de la pâte feuilletée




Encore une pâtisserie braquée ! La 18° depuis le début de l'année.

Hier, à 5h 10 du matin, le gang des voleuses de financiers, des pickpockets de mille-feuilles, des détrousseuses de religieuses a, de nouveau, frappé.
Gantées, vêtues de cape rose bonbon et masquées de loup vert pomme, elles ont dévalisé la pâtisserie « Aux desserts du Roy », mondialement connue pour la qualité de ses macarons à la pistache.
Les rôles sont répartis selon un scénario désormais bien rôdé, tandis que l'une menace la serveuse avec un rouleau à pâtisserie et un moule à kouglof, l'autre fait main basse sur les gâteaux exposés à la vente. Dès leur forfait accompli, et leur chariot rempli, elles enferment la serveuse dans l'arrière-boutique avant de s'évaporer prestement aux premières lueurs de l'aube.

Gourmandes, ces expertes de la chose en sucre, prennent néanmoins le temps de déguster les quelques spécialités de la maison.
Futées, elles les savourent en des miams et des wouaps jusqu'à la dernière miette, la dernière goutte de coulis, le dernier flocon de Chantilly.
Ainsi ne laissent-elles aux inspecteurs ni indice, ni trace ADN ! Rien à mettre sous leur dent.

L'inquiétude est à son comble et la colère monte dans la corporation des métiers de la bouche.
Devant le piétinement de l'enquête, les pâtissiers passent à l'attaque.
Ils offrent une prime de 10 000 euros à toute personne qui permettra l'arrestation de ces Mesrine de la galette française, certains évoquent même le projet de mettre en sécurité leur magasin.

Cette parade sera-t-elle suffisante pour stopper ces délinquantes de la pâte feuilletée ?
Envoyez vos réactions à L'Eclair des Pyrénées.


- « T'as-vu Vicky, on parle encore de nous dans le journal ? »
- « Ah, fais voir. Nom de Dieu ! Les gredins, ils équipent les pâtisseries d'un système de vidéo-surveillance ; va falloir modifier nos plans. Hey, ma douce, en 2010, tu voudrais goûter quoi ? »

Sylvie, regarda sa grande s½ur et dans une moue rieuse, répondit « j'ai aussi un grand faible pour les plats en sauce, les nouilles et les patates. »
- « Super, fini le sucré ! On va tailler la route, direction les toques étoilées du Guide Michelin. Je te promets des festins de Princesse ! »
- « Miam, mes papilles sont déjà sur le qui-vive, à moi les sauces duxelles, poulette, les pommes duchesse, les macaronis façon timbale, les.. »
- « Arrête, pitié ! Je sens que je vais vomir par anticipation, l'indigestion me guette. Dis donc soeurette, faudrait quand même penser à te reposer sinon le docteur Alain va encore me gronder. Tu sais combien, il voit vite quand tu es fatiguée. »
- « Oui, t'inquiète pas Vicky, regarde, je dors déjà. Bzzze, bzzze, bzzze ! »


# Posté le vendredi 13 mars 2009 14:54

Modifié le mardi 06 octobre 2009 02:23

Coming out

Coming out
Mesdames, ne soyez pas inquiètes, je ne vais pas vous révéler une homosexualité que j'aurai cachée et refoulée pendant trente ans.
Messieurs, soyez rassurés, vous restez bien l'obsession première de chacun de mes jours.
La vérité de ma démarche est simplement ailleurs.

Comme cette jeune femme, vêtue d'embruns qui s'avance, confiante dans les flots, je souhaiterais avancer dans mon blog à nu maux, à mots libres.

Un coming out parce qu'écrire est avant tout un acte de liberté et qu'à l'oublier, je m'étais divisée dans mes pensées, je m'étais opposée dans mes écrits jusqu'à ouvrir d'autres sites pour ne pas défigurer Carmel par des récits furieusement décalés et follement décadents.

Un coming out parce qu'il m'appartient désormais de forcer ma propre censure, de dépasser les silences que je m'étais imposé en faisant coexister sous une seule et même plume l'ensemble de mes tendances, des mes contrastes quitte à déplaire, à être critiquée.

Un coming out enfin parce que comme il n'y a pas de liberté sans prise de risque, je préfère encourir le dénigrement plutôt que l'enfermement.
Je veux... me garder libre !

I illustration de mon ami Aquarelpaco

# Posté le mardi 10 mars 2009 04:22

Modifié le mercredi 11 mars 2009 09:56

Lettres à Svef

Lettres à Svef
Les hollandais ont les tulipes, les anglais, leur reine mère, les espagnols, les tapas, et les français, leur boîte à lettres d'un jaune si canari que même un myope de chez atoll et affelou réunis ne pourrait pas la rater !

On a pu craindre un temps, de voir ce symbole du mobilier urbain disparaître de nos trottoirs, détrôné par les sms, mels et autres MP, en séries virtuelles, en clic furieux et intempestif d'internaute à la dérive, que nenni.

Notre french box résiste aux nouvelles technologies, aux envahisseurs du non-papier. Comme la baguette, le litron de rouge, elle refuse de céder le moindre pouce de terrain.
Dans cette homérique bataille, où elle joue son PTT maintien, elle accepte même d' être taguée, histoire de tromper l'ennemi, de faire juns.

Certes, je pourrais facilement tenir colloque sur notre Dame jaune mais je voulais simplement vous l'offrir afin que les fous, les inconscients, les très très riches, les curieux qui le regrettent déjà, enfin ceux et celles qui ont lu Svef, puissent dire tout, son contraire éventuellement, et surtout son envers s'il existe.

Je pars en vacances(non, ne me plaignez pas).
Confiante, je vous laisse en la compagnie de la femme de pluie et aux bons soins de Svef.


# Posté le samedi 25 octobre 2008 08:12

Modifié le samedi 25 octobre 2008 12:30

La décision des nuages

La décision des nuages
En magiciens du Temps, ils disent le jour qui se lève, les fleurs à éclore, les rires à entendre, les espoirs à cueillir.

En éternels conteurs, ils parlent la voix des vents et confient à ceux qui savent les écouter, les secrets de l'horizon.

En peintres de l'âme, ils dessinent de leur albe contour, les chemins à prendre quand la raison et le coeur s'embrument de confusions et de doutes glacés.

Comme toujours contempler les nuages, c'est lire loin en soi, c'est savoir qu'au bout de son regard, le dilemme qui nous déchire sera résolu grâce à l'apaisement de leur céleste tableau.

...

# Posté le samedi 07 mars 2009 07:29

Modifié le samedi 19 septembre 2009 08:09

Souriez, vous êtes une femme

Souriez, vous êtes une femme
Piratage d'une conversation nocturne entre Carmel et son livre " Souriez, vous êtes une femme " dit Svef.



- Carmel, que tu le veuilles ou non, j'ai l'impression que t'as honte de moi. Tu refuses de me présenter à ta famille, tes amis. Quoi, ma légèreté, mon humour, te gênent ? Je ne suis pas assez sérieux, intello, hein ?

- Mais, non, Svef. Pourquoi dis-tu ça ?

- Me prends pas pour un idiot ! Tu leur as dit que ça y est, que j'étais en librairie, dans les Fnac, où on pouvait me commander, et même sur internet via Fnac.com ou Persée Editions, hein, tu leur as dit ?

- Enfin, Svef, t'énerve pas ! La nouvelle est tombée hier soir, laisse-moi le temps de combiner un truc pour l'annoncer. Sois patient, juste quelques jours.

- Patient, peut-être. Mais, j'ai quand même un doute. Je ne veux pas rester un livre de l'ombre, avec comme destin, le pilon.

- Ho, Svef, mais pour quoi tu te prends ? Y a 1 300 000 bouquins qui sortent par an, alors rêve pas trop !

- Mais, un peu que je rêve ! C'est bien pour le rêve, le plaisir, que tu m'as écrit. Tu ne voudrais pas que je me renie ? Alors, bouge-toi, fais des démarches, crie, mets des pubs, vends-moi sur les marchés publics, dé...

- Stop ! Ecoute, je vois bien que tu te fais un sang d'encre. Ok ! Calme-toi ! Je te promets dès la semaine prochaine de taper à toutes les portes, de monter au créneau, de te défendre haut et fort ; ça te va ?

- Non. Oh, que non ! Je te connais trop bien, ma jolie. Ah ! Pour jouer les rebelles de la virgule, les amazones sur le retour, les pétroleuses des bonnets de nuit, t'es la première, mais dès qu'il s'agit de faire des courbettes, d'acquiescer aux boniments des marchands du temple, de flirter avec les réseaux de l'argent et du pouvoir, là, y a plus personne ! L'après-moi, ça t'ennuie ! Et, je suis poli.

- Maintenant, ça suffit, espèce de....de papier-bavard  ! Arrête de me provoquer, où tu vas terminer rangé dans la bibliothèque entre deux pavés, des mastodontes de 600 pages, coincé entre un Water music et Orgueil et Préjugés. Tu verras, après, tu feras moins le mariole !

- C'est tout toi ça, les menaces ! Encore et toujours des menaces. Tu me déçois, Carmel, et en plus tu me fais de la peine. Tu t'en fiches, je le sens bien. En fait, pour toi, je compte déjà plus. Ou, alors ? Dis, donc, espèce de lâcheuse, tu serais pas en train d'écrire un Svef 2 par hasard ?

- Que t'es bêta, mon pauvre ! Tu es le seul, l'unique, je te le jure.

- Oui, c'est ça, jure le moi. Jure-moi, droit dans les yeux que je suis le seul, que tu vas te battre pour moi. J'attends.

- Mais, enfin, Svef, tu plaisantes. Te jurer mais sur quoi ?

- Sur ma page 96 ; c'est ma préférée, tu comprends. Là, sont couchées mes lignes favorites, celles qui toujours me ramènent à toi.

- Je te le jure, Svef, sur ta page 96. Je ferai le maximum, tu entends, le maximum. Bon, c'est pas tout, mais, il commence à se faire tard sous la lune. On éteint ?

- Oui....Euh ! Carmel ?

- Quoi ?

- Je t'aime fort.

- Ho ! Moi aussi, Svef, moi aussi...




# Posté le jeudi 09 octobre 2008 07:38

Modifié le samedi 14 mars 2009 09:36