Il est des bouches qui parlent savantes,
qui mangent gourmandes,
qui restent lèvres closes,
qui fument à l'overdose,
et puis....
il y a sa bouche, celle qui, au premier baiser, m'a ensorcelée.
Une bouche couleur rubis, aux formats de mes envies, dont les lèvres bien ourlées, se prêtent volontiers, à mes ivresses buccales, mes intrusions linguales, mes extases labiales.
Une bouche, en attente, qui quémande, implorante, que mes lèvres, viennent aux siennes, se poser.
Une bouche que je délecte, de ma langue qui l'humecte, que je dermophile indien, en de squaw va et viens, dont je nacre les commissures, de mon gloss au goût de mure.
Une bouche sans limite, qui m'invite, implicite, à l'aborder d'impudeur, la mouiller d'extérieur, la fouiller de saveur.
Une bouche d'homme sous mise à feu, de mes désirs, de la sucer, de bas en haut, de long en lèvres, muqueuses moqueuses.
Une bouche à l'épreuve de mes baisers, que je provoque en vis à vice, sans équivoque, à sang versé, d'hiver gercée.
Une bouche diluvienne qui met l'eau à la mienne, à m'ouvrir en voyelles, muettement filmées, à la vouloir encore, de ces accords formés, car à sa bouche, je.............. suis femme amoureuse.




